Le Sénégal s’apprête à franchir un tournant décisif dans le développement de son secteur portuaire. Le directeur général du Port autonome de Dakar (PAD), Waly Diouf Bodiang, a annoncé ce lundi l’adoption imminente d’une stratégie nationale portuaire, en réponse aux mutations rapides du transport maritime mondial et aux défis croissants de compétitivité.
Prenant la parole à l’ouverture des réunions des comités techniques de l’Association de gestion des ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC), M. Bodiang a insisté sur la nécessité de mettre en cohérence l’ensemble du système portuaire national face aux enjeux de durabilité, de logistique intelligente et d’innovation technologique.
« Le PAD est en quête de repositionnement avec de nouvelles missions, de nouveaux défis, et de nouvelles plateformes portuaires à gérer. C’est heureux que, d’ici quelques jours, le Sénégal puisse se doter d’une stratégie nationale portuaire », a déclaré le patron du PAD.
Les travaux, qui s’étaleront sur trois jours à Dakar, réunissent les comités techniques de l’AGPAOC, notamment ceux en charge de la sécurité maritime, de la protection de l’environnement, de l’exploitation, des infrastructures et du développement. Ces assises se veulent un laboratoire d’idées autour de trois axes majeurs :
✔ L’intégration environnementale,
✔ L’optimisation logistique,
✔ L’innovation technologique dans les systèmes portuaires africains.
Parmi les dossiers prioritaires figure la modernisation des dispositifs de signalisation intégrant les préoccupations environnementales, à l’ordre du jour du comité SMPEE (Sécurité Maritime, Protection de l’Environnement et Exploitation). Un accent particulier est mis sur le rattrapage des retards infrastructuraux, la digitalisation des opérations et la recherche d’une excellence opérationnelle durable.
Pour Waly Diouf Bodiang, ces rencontres sont bien plus qu’une réunion technique : elles représentent une opportunité stratégique de repositionnement régional, dans un contexte mondial où la part de l’Afrique dans le commerce international reste encore marginale — moins de 3%.
« Si le volume des échanges inter-africains n’augmente pas, il sera difficile de positionner nos ports comme des hubs logistiques de classe mondiale », a-t-il averti.
L’édition dakaroise des réunions de l’AGPAOC est également saluée comme un espace de co-construction, de partage d’expériences et de complémentarité régionale. Un levier essentiel pour renforcer la compétitivité des ports africains dans un environnement global de plus en plus exigeant.












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