Une page historique se tourne entre le Sénégal et la Mauritanie. Ce vendredi, à Rosso, les ministres des Transports Yankhoba Diémé (Sénégal) et Ely Ould Veirik (Mauritanie) ont signé une convention de transport routier transfrontalier, mettant un terme définitif à la pratique controversée de la « rupture de charges ».
Cette signature marque un tournant décisif dans la coopération bilatérale entre les deux pays. Désormais, les transporteurs n’auront plus à décharger puis recharger leurs marchandises aux abords de la frontière, une contrainte longtemps dénoncée pour ses effets négatifs sur les délais, les coûts logistiques et la compétitivité régionale.
Une avancée issue d’un dialogue technique et politique
L’accord est le fruit de mois de concertation au sein d’un comité technique mixte, réunissant experts, transporteurs, chargeurs, douanes et forces de sécurité. Il découle directement des engagements pris en janvier dernier par les Premiers ministres Ousmane Sonko (Sénégal) et Mokhtar Diaye (Mauritanie), lors de la visite officielle du chef du gouvernement sénégalais à Nouakchott.
« C’est une étape majeure pour la fluidité des échanges. Nos États partagent une vision ambitieuse de l’intégration », a déclaré Yankhoba Diémé. Il a exhorté l’ensemble des services impliqués à s’approprier le contenu de la convention pour en garantir l’efficacité.
Son homologue mauritanien a salué, lui aussi, « une avancée significative dans le processus d’intégration sous-régionale », soulignant l’impact immédiat que cette mesure aura sur les échanges économiques et humains.
Une dynamique régionale renforcée
Cette convention de transport s’inscrit dans un cadre plus large d’intégration entre les deux pays. Le 2 juin 2025, un accord bilatéral sur la mobilité des citoyens a déjà été signé, facilitant l’entrée et le séjour via les postes-frontières officiels. Désormais, une simple carte d’identité ou un passeport en cours de validité suffit pour circuler.
Au-delà du transport et de la mobilité, Dakar et Nouakchott renforcent aussi leur coopération énergétique autour du mégaprojet gazier Grande Tortue Ahmeyim, situé à la frontière maritime commune.
Un signal fort pour l’Afrique de l’Ouest
En levant un obstacle structurel à la libre circulation, le Sénégal et la Mauritanie envoient un message fort : celui d’une intégration pragmatique, fondée sur les besoins des populations et les réalités économiques. Un exemple que pourraient suivre d’autres pays de la sous-région dans la perspective d’un espace CEDEAO plus fluide et interconnecté.






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