Réunis hier à Dakar autour d’une journée de sensibilisation organisée par la CCIAD et ses partenaires, les acteurs institutionnels et privés ont exploré les enjeux et perspectives de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Un rendez-vous crucial pour placer le Sénégal au cœur du commerce intra-africain et saisir les opportunités concrètes offertes par ce vaste marché commun.
La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD), en partenariat avec l’Administration des Douanes, l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX), la Direction du redéploiement industriel et la Direction du commerce extérieur, a organisé ce mercredi une journée de sensibilisation sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Objectif : mobiliser les acteurs économiques, renforcer leur compréhension des mécanismes de cette initiative continentale, et surtout les préparer à en tirer pleinement parti.
Un marché commun, un avenir partagé
Pour Abdoulaye Sow, président de la CCIAD, la ZLECAF représente bien plus qu’un simple accord commercial. « Elle incarne une vision claire, partagée : celle d’une Afrique unie autour d’un marché commun, forte de ses synergies, de ses talents et de ses potentialités », a-t-il affirmé. Une déclaration qui illustre l’ambition panafricaine portée par cette zone de libre-échange, entrée en vigueur en janvier 2021 et destinée à créer le plus grand marché unique du monde.
Des opportunités concrètes pour les entreprises sénégalaises
Le président de la CCIAD a également mis en avant les nombreux avantages de la ZLECAF, notamment pour les entreprises locales. L’exonération des droits de douane entre les pays membres ouvre l’accès à un marché de plus de 1,3 milliard de consommateurs, tout en réduisant considérablement les coûts logistiques et fiscaux. « C’est une occasion unique de booster la production locale, de stimuler l’industrialisation et de renforcer notre compétitivité à l’échelle régionale », a souligné M. Sow.
Mobiliser le secteur privé, levier essentiel du succès
Toutefois, cette ambition ne saurait se concrétiser sans l’implication totale du secteur privé. Abdoulaye Sow a lancé un appel fort aux entrepreneurs : « Le secteur privé est le moteur incontesté de la croissance. Il doit non seulement s’informer, mais aussi se préparer pour tirer profit de ce nouvel espace commercial. » Une invitation claire à la formation, à l’adaptation et à la coopération.
Une vision stratégique portée par l’Afrique pour l’Afrique
Mme Manga Bintou Dia, également présente à cette rencontre, a rappelé que la ZLECAF constitue une « opportunité stratégique pour le Sénégal et pour tout le continent ». Dans la perspective de l’Agenda 2063, qui vise à éradiquer la pauvreté en Afrique, elle a insisté sur la nécessité pour les pays africains de « valoriser leurs ressources et penser d’abord à eux-mêmes ». Une dynamique d’intégration qui passe par la coopération économique, mais aussi par une volonté politique affirmée.
Conclusion : du potentiel à la concrétisation
Cette journée de sensibilisation a permis de mieux cerner les mécanismes de la ZLECAF, tout en identifiant les leviers d’action possibles pour maximiser ses retombées. À condition d’une mobilisation collective — administrations, entreprises, société civile — le Sénégal peut non seulement s’intégrer pleinement dans ce nouvel espace économique, mais aussi en devenir un acteur de référence.











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