Dans le cadre de la modernisation de l’ostréiculture sénégalaise, l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA) annonce la réhabilitation prochaine de l’unité de dégorgement des huîtres de Fatick. Une initiative stratégique pour améliorer la qualité sanitaire des produits, booster la production locale et asseoir durablement la sécurité alimentaire.
Fatick, Sénégal – Le secteur ostréicole sénégalais amorce une nouvelle phase de son développement. L’Agence nationale de l’aquaculture (ANA), par la voix de son directeur général, Samba Ka, a annoncé ce jeudi la réhabilitation de l’unité de dégorgement des huîtres de Fatick. Une décision qui s’inscrit dans la volonté de moderniser les pratiques de production et de garantir des produits de meilleure qualité aux consommateurs.
« Pour mieux vendre les huîtres, il faut qu’elles passent 24 à 48 heures dans de l’eau propre afin d’éliminer toutes les impuretés. C’est une exigence de qualité et de sécurité sanitaire », a expliqué M. Ka, en marge d’un atelier de sensibilisation sur le Code de l’aquaculture tenu à Toubacouta, en partenariat avec Enabel, l’agence belge de coopération.
Cette unité, longtemps à l’arrêt, constitue un maillon essentiel de la chaîne de valeur ostréicole dans la région de Fatick. Sa remise en état devrait avoir un impact significatif sur la production et l’exportation des huîtres, notamment issues des zones de mangrove de la région.
Des modèles pilotes pour une aquaculture durable
En plus de la réhabilitation des infrastructures, l’ANA mise sur la vulgarisation des bonnes pratiques. À Nemabah, dans la commune de Toubacouta, une ferme pilote a été mise en place pour servir de vitrine aux nouvelles approches durables de l’aquaculture. L’objectif : répondre à la demande croissante en produits halieutiques tout en préservant les écosystèmes naturels.
« L’aquaculture, lorsqu’elle est bien encadrée, peut être un levier important pour le développement économique et social. Elle contribue également à l’amélioration de la sécurité alimentaire », a souligné le directeur général de l’ANA.
Un cadre juridique à s’approprier
La rencontre de Toubacouta a également été l’occasion de rappeler l’importance du Code de l’aquaculture, promulgué en 2022. Ce texte vise à structurer et professionnaliser le secteur, tout en offrant une meilleure protection juridique aux acteurs.
« Pour rendre cette loi réellement opérationnelle, il est crucial que tous les professionnels en comprennent le contenu et l’intègrent dans leurs pratiques quotidiennes », a insisté le sous-préfet de Toubacouta, Amdy Moustapha Ba, en appelant à une appropriation collective du code dans toutes les régions soutenues par Enabel.
Avec la relance des infrastructures, la structuration juridique et les partenariats internationaux, le Sénégal semble tracer une voie ambitieuse vers une aquaculture moderne, inclusive et respectueuse de l’environnement.
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