Les jours passent et l’ampleur de la catastrophe se précise à mesure de la lente progression des secours: le bilan de la crue qui a dévasté mercredi le Népal et le territoire chinois du Tibet s’est encore alourdi lundi pour dépasser les 950 morts et avoisiner les 4.500 disparus.
Dans des conditions périlleuses et sous la menace permanente d’une nouvelle montée des eaux, les sauveteurs redoublent d’efforts pour tenter d’arracher d’éventuels survivants à la mer de boue qui a enseveli cette région isolée de l’Himalaya. « Les difficultés sont considérables » : routes et infrastructures détruites, manque d’effectifs et de moyens, notamment aériens, a énuméré leur chef adjoint pour le district sinistré de Nuwakot, le policier E. Hawadi, auprès de l’AFP.
Malgré leurs efforts, les autorités népalaises ne sont pas parvenues lundi à entrer en contact avec une centaine d’ouvriers qu’elles pensent prisonniers d’un tunnel sur un chantier d’énergie hydraulique. « L’ouverture du tunnel a été localisée, de l’air (y) est injecté (…) et de l’eau évacuée« , a écrit l’armée dans son dernier point de situation.
Le ministère népalais de l’Intérieur a indiqué que plus de 20.000 hommes étaient mobilisés, et que plus de 3.100 personnes avaient été secourues à ce stade.
Le peuple népalais est l’une des principales victimes du dérèglement climatique et de ses conséquences
Selon les derniers bilans officiels encore très provisoires, plus de 1000 morts ont déjà été dénombrés dont 987 au Népal. Les autorités des deux pays restent également sans nouvelles de près de 4500 personnes (3925 au Népal et 546 en Chine). Parmi elles des centaines d’étrangers, touristes, pèlerins ou ouvriers.
Experts et scientifiques attribuent la crue dévastatrice de mercredi à l’effondrement d’un énorme glacier, qui a transformé une paisible rivière en un fleuve en furie. « Le peuple népalais est l’une des principales victimes du dérèglement climatique et de ses conséquences« , a déploré le ministre des Affaires étrangères Shisir Khanal.
Le Premier ministre népalais interpelle la communauté internationale après la crue
La crue catastrophique dans l’Himalaya n’est « pas ordinaire » mais due au changement climatique, a avancé le Premier ministre népalais Balendra Shah, interpellant dans ces conditions la communauté internationale. « La crue du fleuve Bhote Koshi à Rasuwa n’était pas une crue ordinaire« , a-t-il déclaré dans un message publié lundi soir sur les réseaux sociaux, « c’est l’une des plus grandes catastrophes de la région, déclenchée par une avalanche de neige et de glace dans la région himalayenne« .
L’énorme vague d’eau glacée, de boue et de débris qui a ravagé des vallées frontalières du Népal et de Chine, déclenchée par l’effondrement d’un pan de glacier, a causé plus de 950 morts et près de 4.500 disparus sur ces deux pays.
La cause précise de l’effondrement est encore incertaine. Et il convient d’être très prudent avant de relier cette catastrophe au changement climatique, ont prévenu plusieurs scientifiques interrogés par l’AFP, même si certains experts font d’ores et déjà un lien. Le changement climatique entraîne la fonte des glaciers à l’échelle mondiale, augmentant le risque d’événements extrêmes. Et les scientifiques affirment que l’Himalaya, la plus haute chaîne de montage du monde, fond encore plus rapidement.
Il est désormais temps pour nous de soulever avec force auprès de la communauté internationale la question des catastrophes que nous subissons en raison du changement climatique
« Cet incident montre que les risques auxquels nous sommes confrontés dans la région himalayenne augmentent avec le changement climatique« , a pour sa part tranché Balendra Shah. Par conséquent, « il est désormais temps pour nous de soulever avec force auprès de la communauté internationale la question des catastrophes que nous subissons en raison du changement climatique« , a-t-il prévenu.
Le Népal, pays essentiellement rural de 30 millions d’habitants, contribue peu aux émissions responsables du réchauffement climatique générées par les nations riches et industrialisées, mais en subit de lourdes conséquences.
Les glaciers des chaînes de l’Himalaya et de l’Hindou Kouch (plus à l’ouest) constituent une source d’eau vitale pour environ 240 millions de personnes vivant dans les régions montagneuses, ainsi que pour 1,65 milliard d’autres vivant en contrebas dans les vallées fluviales d’Asie du Sud et du Sud-Est.
Katmandou prévient que les coûts de reconstruction pourraient s’élever à « plusieurs milliards de dollars« , alors que l’économie népalaise est déjà sous pression. « Le réchauffement climatique (…) rend des tragédies comme celle-ci, et tant d’autres à travers le monde, beaucoup plus probables, fréquentes et graves« , avait alerté ce week-end Simon Stiell, responsable de l’ONU Climat.




















![[ Contribution] GUY, OÙ ÉTAIS-TU QUAND LE PONT ÉMILE BADIANE CRIAIT AU SECOURS ?](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/08/ChatGPT-Image-12-aout-2026-00_50_26-768x576.jpg-360x180.webp)



![[Vidéo] Au Népal, les inondations font plus de 900 morts](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260831-094158-360x180.png)



![[ Vidéo] Iran: Six mois après la guerre, l’économie reste sous pression](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260829-055839-356x180.png)



![[ Vidéo] Maouloud 2024 : le ministre-conseiller Hannibal Djim conduit la délégation présidentielle dans les foyers religieux](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260828-WA0050-360x180.jpg)
![[ Vidéo] Visite du pont Dennody par le ministre conseil Hannibal Djim](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260828-WA0043_1-360x180.jpg)
























