« AUTEUR DE L’ARTICLE : Ibrahima Ngom Damel »
Après le double succès diplomatique engrangé par notre pays à Sierra Leone, le Docteur Omar Saliou Lô, expert en relations internationales et en Diplomatie, vient de préconiser de nouvelles perspectives pour un meilleur succès de l’organisation communautaire. Pour lui, il urge d’aller vers des réformes hardies pour la survie de l’institution.

Le Dr Lô a aussi souligné quelques contraintes majeures à la réalisation de la mission à lui assigner: »Le Sénégal s’apprête à prendre les rênes de l’organisation régionale, il est essentiel de prendre en considération les énormes défis qui guettent l’espace ouest-africain. La CEDEAO est, aujourd’hui, confrontée à des limitations juridiques, financières et opérationnelles. En ce sens, et en tant que spécialiste de l’Afrique de l’Ouest, il me plait de vous proposer quelques perspectives en guise de contribution pour atténuer les crises en Afrique de l’Ouest », s’est expliqué, d’emblée, le Docteur Omar Saliou Lô qui, confie: »La CEDEAO doit donc obligatoirement aller vers des réformes pour garantir sa survie. A cet effet, il faudra : Réviser le Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance (2001) ainsi que le Mécanisme de prévention et de gestion des conflits (1999), car ils ne répondent plus aux besoins et exigences de l’heure (la CEDEAO doit prendre en compte tous les types de menaces qui pèsent sur la région). Cela contribuera également à limiter les dérives autoritaires et les violations des principes fondamentaux de la démocratie en Afrique de l’Ouest », a-t-il souligné avant de poursuivre son argumentaire:
« Il faut également renforcer le système d’alerte précoce et la représentation de la CEDEAO en Afrique de l’Ouest en donnant un véritable sens à la diplomatie préventive (c’est-à-dire prévenir l’éclatement de conflits potentiels en établissant une surveillance des « zones à haut risque ») par le système d’alerte précoce de la CEDEAO (ECOWARN), mais aussi, en faire de même pour la coopération avec le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) pour une diplomatie préventive efficace, accorder des pouvoirs nettement plus importants à la Cour de justice et au Parlement de la CEDEAO afin que ces institutions soient autonomes par rapport au pouvoir exécutif. Cela leur permettra également de mieux représenter les intérêts des populations et de participer activement à la mise en œuvre de la Vision 2050 de la CEDEAO »
Le Dr Lô est aussi d’avis qu’il est impératif de réduire la bureaucratie et encourager les missions de terrain afin de comprendre les causes profondes des crises en Afrique de l’Ouest et à élaborer des solutions appropriées, telles que des perspectives communautaires qui valorisent le rôle central des acteurs locaux – populations, dirigeants communautaires, agents de santé – pour anticiper, gérer et se relever des chocs sanitaires, sécuritaires ou climatiques. Dans ce même ordre d’idées, dit l’expert en Relations internationales et en Diplomatie, il faut impliquer toutes les parties prenantes (société civile, diaspora, jeunes, femmes, chefs religieux, etc.) dans le cadre des réformes du secteur de la sécurité et de la mise en œuvre de la Vision 2050 de la CEDEAO, qui encourage la transition d’une CEDEAO d’États à une CEDEAO de peuples.
Cela permettra également d’améliorer le partage d’informations entre les États membres et les acteurs locaux, ce qui permettra d’anticiper sur les menaces transfrontalières; inciter les États membres à respecter le prélèvement communautaire, principale source de financement du budget de la CEDEAO, afin d’éviter des problèmes de financement pour certaines activités clés, notamment, dans le secteur de la sécurité. (Même si certains partenaires majeurs, comme l’Union européenne, l’Allemagne et l’Espagne soutiennent la CEDEAO dans ses missions de maintien de paix, le respect de la contribution des États membres contribuera à renforcer les ressources financières de l’organisation.);
maintenir une armée permanente prête à être déployée en cas de crise, pour non seulement limiter les dommages que ces crises pourraient causer, mais aussi mener une action coordonnée entre les États membres afin de lutter efficacement contre le terrorisme et l’extrémisme violent. »
À cet égard, souligne-t-il, la CEDEAO doit mettre en place une brigade antiterroriste pour renforcer la coopération entres les Etats afin de mener des patrouilles dans les zones maritimes (Centres multinationaux de coordination maritime – zones E, F et G) pour lutter contre la piraterie et les crimes organisés; exhorter le Conseil de sécurité des Nations Unies à respecter les positions de la CEDEAO sur une situation donnée, afin que l’organisation régionale puisse intervenir sans contrainte dans un État membre lorsque la paix est menacée ou que les principes démocratiques sont violés mais aussi élaborer une stratégie pour réintégrer les pays de l’AES au sein de la CEDEAO en proposant un calendrier crédible et consensuel entre les deux organisations afin de rétablir l’ordre constitutionnel dans les pays sahéliens, car toute calamité touchant le Sahel entraînera naturellement des répercussions sur les pays de la CEDEAO. Tout simplement, a-t-il fait savoir, parce que, les Etats qui sont géographiquement proches ont intérêt à coopérer sur le plan sécuritaire en vue de faciliter le partage d’informations pour mieux contenir les crises transfrontalières.
Abordant la question relative à la gestion des conflits, Dr Omar Saliou Lô suggère de gérer le redressement post-conflit en encourageant l’entrepreneuriat, car celui-ci joue un rôle crucial dans ce processus en favorisant la création d’emplois, la stimulation économique et la consolidation de la paix.
À cet égard, un entrepreneuriat inclusif et participatif peut, à l’en croire, encourager la collaboration entre les différentes communautés, renforcer les liens sociaux et améliorer la confiance mutuelle: » L’entrepreneuriat, en particulier les petites et moyennes entreprises, est un moteur de croissance économique, essentiel pour réduire la pauvreté et le chômage qui sont le plus souvent sources de conflits.
Enfin, il est essentiel de comprendre que la quête de la paix est un très long processus. Elle exige un engagement constant des acteurs nationaux et un soutien continu de la communauté internationale. Sans soutien international, les efforts nationaux ne peuvent surmonter les divers obstacles qui entravent la paix. Mais sans une forte volonté politique nationale, aucune aide internationale ne peut produire de résultats durables », dira-t-il en guise de conclusion.






















![[ Vidéo] Le plus beau visage du Sénégal s’appelle l’unité ( Par Dr. Mohamed Diallo )](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/07/IMG-20260709-WA0076-e1783595793539-756x900.jpg_1-360x180.jpg)



![] Vidéos] Visite- condoléances à Ouakam: le clin d’oeil de Sonko à la famille du défunt Jaaraf Papa Youssou Ndoye](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/07/IMG-20260721-WA0004-360x180.jpg)
![[ Vidéo] La lutte des groupes anti-avortement américains s’étend en Afrique](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260720-113205-1-360x180.png)
![[ Vidéo] Timbre fiscal : la Dgid lance SenTimbre, désormais unique plateforme officielle dès le 20 juillet](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260718-152857-360x180.png)

![[ Vidéo] Cheikh Ahmed Tidiane Ba célèbre l’obtention de son diplôme et annonce un nouveau défi dans l’intelligence artificielle](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/07/FB_IMG_1784542075817-360x180.jpg)

![[ Vidéo] Ouganda : 21 morts dans une sortie de route d’un bus scolaire](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/07/Screenshot_20260717-111810-360x180.png)
















![] Vidéos] Visite- condoléances à Ouakam: le clin d’oeil de Sonko à la famille du défunt Jaaraf Papa Youssou Ndoye](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/07/IMG-20260721-WA0004-75x75.jpg)








