
Alors que le débat sur la révision constitutionnelle alimente les échanges politiques et suscite de vives réactions sur l’échiquier national, le Mouvement « Ensemble, c’est possible » a souhaité rappeler les principes intangibles qui régissent notre République. Sans s’appesantir sur les polémiques du lendemain, Pape Rudy Keita, Chargé de la stratégie de massification de la Diaspora du mouvement, replace la décision récente du Conseil constitutionnel dans son juste cadre : celui d’un État de droit qui ne transige ni avec la loi, ni avec les procédures.
« La révision constitutionnelle, aussi attendue ou controversée soit-elle, ne saurait se faire en dehors du sentier balisé par notre norme fondamentale et par l’arbitrage impartial de nos institutions », affirme le juriste. Il insiste sur le fait que la loi s’applique à tous de la même manière, constituant un bouclier indispensable à la préservation des droits et libertés. Pour étayer son propos, il rappelle les quatre piliers sur lesquels repose l’édifice républicain : la primauté du droit, la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice et le respect des droits fondamentaux.
L’arbitre face au changement des règles
Dans une analogie saisissante, Pape Rudy Keita compare la démocratie à un jeu dont le peuple fixe les règles par le vote. « L’État de droit est l’arbitre impartial qui veille à la régularité de la partie. Si un joueur tente de tricher ou de modifier les règles en cours de match, l’arbitre l’interpelle, et ce, même s’il s’agit du joueur le plus puissant. » Une mise en garde explicite adressée à l’Assemblée nationale et à sa présidence, rappelant que toute révision constitutionnelle doit impérativement respecter les étapes et les verrous juridiques prévus à cet effet, sans précipitation ni entorse à la procédure législative.
Le consultant en communication invite par ailleurs certaines sensibilités politiques à une réflexion approfondie sur la nuance fondamentale entre démocratie et État de droit. Si la première incarne la souveraineté populaire, le second en est le gardien, empêchant que la volonté majoritaire ne vire à l’arbitraire. « Dans le cadre d’une révision constitutionnelle, cette distinction est cruciale : le peuple choisit, mais le droit encadre », souligne-t-il.
Un appel à la confiance et à la stabilité
Enfin, Pape Rudy Keita enjoint les membres du mouvement et la diaspora à soutenir le Président de la République et à ne pas se laisser distraire par des discours alarmistes. « Notre pays est assis sur des socles solides », martèle-t-il, énumérant un Président qui exerce ses prérogatives, un Premier ministre qui exécute scrupuleusement son cahier de charges, une justice indépendante et une Assemblée qui légifère en toute sérénité.
Pour le Mouvement « Ensemble, c’est possible », la révision constitutionnelle en cours, si elle est menée dans le respect strict des garde-fous républicains, ne doit pas être perçue comme une menace, mais comme un exercice institutionnel maîtrisé. Le climat de paix et de stabilité actuel est, selon lui, la preuve que le système fonctionne, à condition que chacun accepte de jouer le jeu dans les règles, sous le regard vigilant de l’arbitre qu’est le Conseil constitutionnel.
» AUTEUR DE L’ARTICLE : Babacar Touré/Kaolack »


























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