Face à une recrudescence des éboulements meurtriers dans le département de Saraya, le préfet Babacar NIANG préconise une « approche globale » visant la régulation stricte, la sécurisation des périmètres et l’accompagnement des acteurs.
L’autorité administrative entend mettre fin à une série noire qui a déjà coûté la vie à 76 personnes en moins de 16 mois.
Selon lui, 54 décès en 2025 suite à 44 éboulements ont déjà été enregistrés, et 22 victimes recensées depuis le début de l’année 2026.
Le « trou noir » d’Afrigold
Le dernier drame en date, survenu à Kharakhéna les 14 et 15 avril derniers, illustre la dangerosité persistante de l’activité.
« Les éboulements les plus meurtriers surviennent systématiquement dans des sites clandestins », martèle Babacar Niang lors d’un entretien accordé à l’APS.
Au cœur des préoccupations se trouve le périmètre de la société minière Afrigold. Bien que détentrice d’un permis de 38 km², l’entreprise a cessé ses activités depuis deux ans, laissant ses concessions sans surveillance adéquate.
Une vacance qui a créé un appel d’air pour les orpailleurs clandestins, surnommés les « Khourou-khouras ». L’arrêt de la société a aggravé l’insécurité.
L’État a dû suppléer les carences de l’entreprise en déployant la gendarmerie pour sécuriser les zones les plus critiques.
Cependant le défi réside dans la mobilité des orpailleurs qui opèrent de nuit pour contourner les patrouilles sur un territoire immense.
Le défi de la formalisation
Selon le préfet a l’orpaillage est une activité légale au Sénégal, pourvu qu’elle soit encadrée.
Le problème réside exclusivement dans l’exploitation sans permis, pratiquée sans aucune mesure de sécurité (étayage des puits, respect des sols).
Pour remédier à cette situation, une refonte de la stratégie des « couloirs d’orpaillage » est annoncée notamment des études préalables pour cibler des zones réellement rentables, l’attribution de nouveaux couloirs prévus prochainement et le renforcement de l’encadrement sécuritaire et technique.
Le département de Saraya, avec ses 418 km de frontière partagée avec le Mali, est un carrefour où se croisent des ressortissants de plus de dix pays.










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