
La fintech Djamo Sénégal, pionnière dans le secteur bancaire digital, a accueilli la presse le mercredi 1er avril 2026 dans ses locaux au Point E, Dakar, pour un entretien consacré à l’« Inclusion financière et innovation ». Lors de cette rencontre, le directeur général de Djamo Sénégal, Pape Maguette Gueye, et le cofondateur Régis Bamba ont détaillé la manière dont leur entreprise transforme l’accès aux services financiers grâce à des solutions 100% digitales.
Selon Pape Maguette Gueye, la force de Djamo réside dans son interopérabilité avec les principaux acteurs du mobile money. « C’est le mobile money qui permet les transferts, explique-t-il. Djamo offre la possibilité d’envoyer de l’argent sans discrimination, que ce soit vers Wave, Orange Money ou d’autres opérateurs. » Pour aller plus loin, Djamo intègre également une carte Visa permettant des paiements internationaux, ouvrant ainsi un nouveau champ d’opportunités pour ses utilisateurs.
Cette innovation facilite notamment l’investissement boursier, autrefois réservé à une élite capable de mobiliser un capital de départ significatif. Aujourd’hui, « avec seulement 500 francs CFA via son téléphone, on peut investir dans les entreprises cotées en Côte d’Ivoire et au Sénégal », soulignent les responsables. Autre avancée majeure : l’instantanéité de la création d’un compte bancaire. En moins de cinq minutes, un utilisateur génère un IBAN, pouvant recevoir des virements de toutes les régions, sans nécessiter de présence physique dans une agence bancaire.
En deux ans d’activité au Sénégal, Djamo compte plus de 500 000 utilisateurs et a créé environ 1 000 emplois directs et indirects, dont 88 en contrat à durée indéterminée. La fintech s’appuie également sur un réseau de 700 agents distribuant ses produits et services à travers le pays. « Nous sommes une véritable opportunité, commente Pape Maguette Gueye, en permettant à chacun d’accéder facilement au crédit et à l’épargne via son mobile. » L’impact social et économique de Djamo se mesure aussi par ce maillage efficace qui profite à plus de 1 000 acteurs autour de l’écosystème.
Positionnée comme le premier acteur digital au niveau bancaire en Afrique de l’Ouest, Djamo ambitionne de rendre ses services accessibles partout dans le monde. « L’innovation n’a plus de frontières et nous proposons des produits financiers entièrement digitalisés, sans équivalent dans la sous-région », affirme le directeur général. La fintech envisage que, d’ici dix ans, la bancarisation se fera exclusivement via téléphone, rendant obsolète le déplacement en agence : « Toutes les opérations seront interconnectées, interopérables et la compétition tournera autour des services à valeur ajoutée. »
Djamo a également pour objectif de démocratiser ces produits financiers auprès du plus grand nombre, en cassant les barrières traditionnelles d’accès. Il suffit d’un téléphone portable, un outil jugé essentiel et non élitiste, pour profiter pleinement des avantages offerts. Le lancement prochain de Djamo Finance, sous licence de microfinance, permettra d’étendre les activités d’épargne et de crédit et de créer environ cinquante emplois dans le domaine de la banque digitale.
Les responsables de Djamo insistent sur trois atouts majeurs qui favorisent l’écosystème de la fintech au Sénégal. D’abord, le rôle proactif et facilitateur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en matière de régulation. Ensuite, l’investissement soutenu dans les infrastructures numériques, nécessaires pour assurer l’interopérabilité entre les différents acteurs du mobile money. Enfin, le niveau avancé d’inclusion financière au Sénégal, avec un taux de 83%, bien au-dessus de la moyenne sous-régionale de 71%, témoigne d’une population de plus en plus habituée aux services numériques.
Pape Maguette Gueye conclut : « Ce que l’Europe a mis 50 ans à construire, nous le ferons plus rapidement, mieux et surtout de manière adaptée à nos réalités. »
Créée en 2020 par Hassan Bourgi et Régis Bamba, Djamo s’est donné pour mission de combler le fossé d’accès aux services financiers en Afrique francophone, où moins d’un quart des adultes disposent d’un compte bancaire formel. La startup offre une alternative aux banques traditionnelles en proposant un compte personnel, une carte Visa sans frais mensuels, des options d’épargne automatisée, des produits d’investissement et des outils dédiés aux PME.
Avec Djamo, l’avenir de la finance passe par une démocratisation digitale, au service de l’inclusion économique et sociale.
Moctar Sissoko










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