
Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a promulgué la loi alourdissant les sanctions pénales réprimant l’homosexualité, officialisant ainsi une réforme qui double la peine de prison maximale, la portant de cinq à dix ans. Ce texte, adopté récemment par l’Assemblée nationale, marque une étape importante dans la politique sociétale du nouveau chef de l’État, élu sur une plateforme affirmant la défense des valeurs culturelles et religieuses du pays.
En promulguant cette loi, Bassirou Diomaye Faye concrétise un engagement de campagne qui avait trouvé un écho favorable au sein des formations conservatrices. La décision présidentielle, intervenue en « dernière minute » selon des sources proches de la présidence, a été immédiatement saluée par une figure influente de sa coalition : Cheikh Ibrahima Diallo, secrétaire général du parti Justice et Développement (PJD) et membre actif de la Coalition Diomaye Président.
Dans une déclaration transmise peu après la promulgation, M. Diallo a qualifié la mesure de « réponse à une attente profonde des populations ». Il a également insisté sur la dimension programmatique de l’acte présidentiel : « La Coalition Diomaye Président avait promis de rester ferme sur les questions de mœurs. Aujourd’hui, avec cette promulgation, la promesse est tenue. » Pour lui, cette réforme ne se limite pas à un simple alourdissement des peines : elle réaffirme « la souveraineté du Sénégal en matière de valeurs sociétales », face à ce qu’il perçoit comme des pressions extérieures.
Le chef de l’État, qui s’est jusqu’ici exprimé sobrement sur le sujet, a fait de la préservation des « spécificités morales et culturelles » du Sénégal un axe central de son discours depuis son investiture. En apposant sa signature sur ce texte, Bassirou Diomaye Faye envoie un signal clair à ses soutiens conservateurs, tout en s’inscrivant dans une continuité législative propre à plusieurs pays de la région.
La nouvelle loi durcit considérablement le cadre répressif : les personnes reconnues coupables d’actes homosexuels encourent désormais dix ans d’emprisonnement et une amende pouvant atteindre 1,5 million de francs CFA. Elle a été accueillie avec satisfaction par les formations religieuses et une partie de la classe politique, mais elle suscite de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains, qui dénoncent un risque accru de stigmatisation et de violences à l’encontre des personnes LGBTQI+.
À l’international, plusieurs ambassades occidentales ont exprimé leur préoccupation. Sur le plan intérieur, cependant, la coalition au pouvoir affiche son unité. Cheikh Ibrahima Diallo, en louant l’action présidentielle, illustre la cohésion des partis alliés autour de Bassirou Diomaye Faye sur ce dossier sensible. Alors que la loi entre désormais en vigueur, l’attention se porte désormais sur les modalités de son application et sur l’évolution des débats qu’elle ne manquera pas de continuer à susciter.
« AUTEUR DE L’ARTICLE : Babacar Touré/Kaolack »












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