La réouverture partielle du poste-frontière de Rafah a déjà permis à plusieurs malades et blessés palestiniens de quitter le territoire de la bande de Gaza. Un passage au compte-goutte d’autant plus fondamental que plusieurs ONG, dont Médecins Sans Frontière, sont sommés de quitter la bande de Gaza d’ici au 28 février. On reproche à MSF de ne pas avoir fourni la liste de ses employés palestiniens. Mais pour Brice de le Vingne, c’est le principe même d’une aide indépendante et impartiale qui pose problème aux autorités israéliennes. Le coordinateur du pool urgence de MSF était l’invité du « Monde en direct » sur RTBF La Première.
Poste-frontière de Rafah : pas d’ouverture à l’entrée d’aide humanitaire
L’ouverture du point de passage à la circulation, de certains Palestiniens, est une petite lueur d’espoir pour les habitants de Gaza. Neuf femmes et trois enfants ont regagné Gaza après avoir reçu des soins en Egypte, a précisé à l’AFP un responsable palestinien à la frontière. Dans l’autre sens, douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour de la réouverture.
Les conditions pour pouvoir franchir la frontière, sous contrôle israélien, restent extrêmement strictes. Alors que 20.000 personnes attendent de pouvoir quitter Gaza pour recevoir des soins à l’étranger, selon le ministère palestinien de la Santé, les passages sont limités à quelques dizaines de personnes. Mais Brice de le Vingne (Médecins Sans Frontière) réagit positivement : on a atteint un tel niveau de désespoir dans la région, que n’importe quelle ouverture est une bonne chose« . Tout le système de santé a été détruit. Pour les malades et les blessés, l’accès aux soins de santé passe donc par une autorisation de sortie.
L’aide internationale venant d’Egypte transite jusqu’à présent par le poste-frontière israélien de Kerem Shalom, à quelques kilomètres de Rafah, mais l’ouverture du point de Rafah ne permet pas le passage des camions d’aide humanitaire. « On espère vraiment que ça pourra l’être dans l’avenir », ajoute le coordinateur de MSF. L’enjeu est d’alimenter les besoins d’une population de 2 millions de personnes : » c’est deux fois la ville de Bruxelles », nous rappelle le coordinateur de MSF. « Il faut des centaines et des centaines de camions par jour pour l’alimentation ». Sans compter les matériaux de reconstruction et les conteneurs qui devront, eux aussi, être importé pour mettre à l’abri la population.
Le dilemme de « Médecins sans frontière », mis sous pression
Les besoins sont donc immenses dans la bande de Gaza. Un responsable de l’enregistrement des organisations humanitaires, a pourtant annoncé il y a plusieurs jours, qu’il allait « mettre fin aux activités » de MSF dans le territoire palestinien. Les faits reprochés ? L’ONG n’a pas fourni la liste de son personnel. Une obligation « applicable à toutes les organisations humanitaires opérant dans la région« .
Pour Brice de le Vingne, la liste n’est pas le cœur du problème : « le véritable enjeu, c’est l’aide indépendante et neutre« . MSF peut garantir dans les zones de conflit une aide et des ressources qui sont utilisées de façon indépendante, neutre et impartiale« . En somme, l’Organisation ne regarde pas qui elle soigne, et elle dépense beaucoup de ressources pour permettre à tous les patients d’avoir accès à ses structures. « Donc toute tentative de contrôle de ces têtes, forcément, nous met dans des situations très difficiles« . Dans ce cas-ci, il n’y a aucun compromis possible pour MSF, qui a déjà perdu 15 employés dans le conflit.
Médecins sans frontière intrisigeante, prend néanmoins le risque d’être pénalisée. De leur côté, les autorités israéliennes disent soupçonner deux employés de l’ONG d’avoir des liens avec le Hamas et le djihad islamique, ce que l’ONG nie catégoriquement.
« Chez Médecins Sans Frontières, dans nos règles et nos principes, nous n’engageons pas de militaires ou de personnes liées au conflit« . Mais comme dans n’importe quelle institution, en cas de mensonge, « vous prenez les dispositions qui sont nécessaires. C’est évident et c’est comme ça qu’on fait dans tous les conflits partout dans le monde« . Ce que MSF peut garantir, en revanche, nous dit Brice de le Vingne, c’est que l’utilisation des ressources sur le terrain ne soit pas influencée par la politique locale. « L’histoire de la liste du staff est plus un problème symbolique et politique qu’autre chose« .
Ça fait plus de 24 mois que nous opérons. Où est le problème exactement ? Le problème, c’est vraiment d’accepter une aide indépendante et impartiale.
Depuis le 31 décembre, Israël interdit l’accès à la bande de gaza au personnel et au matériel de certaines organisations internationales, officiellement à des fins de « sécurité ». « Il n’y a plus de camions, plus d’approvisionnement. Pour l’instant, nous vivons sous nos stocks actuels« , explique l’invité du « Monde en direct« . Cela signifie que le personnel qui quitte le territoire n’est plus autorisé à y retourner. Certains employés ont accepté de prolonger leur séjour sur place pour maintenir les activités mais la situation est « très instable« , explique le coordinateur.
Il pointe aussi un autre problème : l’accès au système financier. « Il faut payer les employés nationaux. On a encore accès au système financier, mais on ne sait pas si, après le 28 février, on aura toujours la capacité de pouvoir payer nos employés« .

![[ Vidéo] Douanes-Populations : Échos de la caravane ramadan Douanes 2026](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-04-a-23.27.38-1280x640-1-360x180.png)






![[ Vidéos] Crise ouverte à la Sen’Eau : licenciement du SG du SATES, élections contestées et bras de fer sur la gouvernance](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260304-183541-360x180.png)












![[Focus] Enfants sans acte d’état civil: l’autre drame du conflit casamançais](https://directactu.net/wp-content/uploads/2021/09/A-Gaintekaye-la-prise-de-conscience-des-populations-pour-l-etat-civil-a-permis-un-bon-tbs-170-820x394-1-360x180.jpg)
![[ Vidéo] Les Cadres Jambaars accusent Diomaye–Sonko de « trahison nationale » et exigent des comptes sur l’affaire Abdoulaye Ba](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/02/833cb7b8d4faef1124c12c2fcc377ccd_XL-360x180.jpg)



![[ Vidéo] Mois de la Femme : le Directeur général de l’OFOR, Serigne Mbacké Dieng, rend un vibrant hommage aux femmes rurales et à celles de l’institution](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/OIP.hK7HEmba0AI3qzoxmDAjJgHaGH-360x180.png)
![[ Vidéo] Gestion de l’eau en milieu rural : Serigne Mbacké Dieng dévoile les priorités et les défis de l’OFOR](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-195151-360x180.png)
![[ Vidéo] Somalie -Offensive contre al-Shabaab](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-104057-360x180.png)
![[ Vidéo] Guerre au Moyen-Orient : premiers rapatriements Vers l’Europe](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-101908-360x180.png)

![[ Vidéo] Ethiopie : la guerre va-t-elle reprendre dans le tigré?](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-100218-360x180.png)

![[ Vidéo] Que sont ces drones Iraniens SHAHED](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260304-173408-360x180.png)
























![[ Vidéo] Mois de la Femme : le Directeur général de l’OFOR, Serigne Mbacké Dieng, rend un vibrant hommage aux femmes rurales et à celles de l’institution](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/OIP.hK7HEmba0AI3qzoxmDAjJgHaGH-120x86.png)
![[ Vidéo] Gestion de l’eau en milieu rural : Serigne Mbacké Dieng dévoile les priorités et les défis de l’OFOR](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260305-195151-120x86.png)