Le Syndicat des agents contractuels de la santé et de l’action sociale du Sénégal (Sacsass), sous-section de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba, a dénoncé, lundi, une série de dysfonctionnements jugés graves affectant la qualité des soins et les droits du personnel.
Dans une déclaration, le secrétaire général, Pape NGOM, a exprimé les « inquiétudes pour la préservation de notre outil de travail » à travers six griefs majeurs.
Le premier point soulevé concerne l’état déplorable de la route menant à l’hôpital, dégradée depuis des années.
« C’est une route qui est très cahoteuse et qui a vraiment des problèmes. Nous réclamons à ce que cette route soit mise en bon état avant ou dans de brefs délais », a insisté M. NGOM, soulignant la souffrance des malades, des accompagnants et du personnel, surtout en saison des pluies.
Arriérés et non-respect du pacte de stabilité sociale
Le deuxième grief est l’insuffisance criante de la subvention annuelle allouée à cet établissement de niveau 3.
Pape NGOM dénonce un « manque de respect » : la subvention annuelle, aux alentours de 650 millions de FCFA, est « majoritairement inférieure aux autres niveaux 3 ».
Le point le plus surprenant concerne l’absence totale de subvention pour la couverture sanitaire du Grand Magal de Touba sur les deux dernières éditions (2024 et 2025).
« Les deux années, aucun franc n’a été donné ici au niveau de l’hôpital », a révélé le syndicaliste, déplorant ce manquement qui a généré un « gap de presque un milliard » dans le budget de fonctionnement et a provoqué des difficultés de gestion majeures.
Le Sacsass réclame également l’application immédiate des accords salariaux, notamment l’intégration des indemnités de logement et de risques dans les bulletins de salaire de tous les contractuels de la santé publique.
Plus grave, le syndicat dénonce un arriéré de six mois d’indemnités impayées spécifiquement à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni.
« L’État doit effectuer le paiement des logements et des risques au niveau de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni qui a connu en tout cas un arriéré de six mois de non-paiement », a martelé Pape NGOM.
Il fustige une « injustice », soulignant que d’autres établissements dans la région de Diourbel ont été payés intégralement.
Le Sacsass insiste sur le non-respect du Pacte national de stabilité sociale, dont les dispositions sur les indemnités ont été confirmées dans la Loi de Finances Rectificative (LFR) votée en juin.











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