Le ton est monté ce dimanche. Le député et leader du mouvement Les Serviteurs, Pape Djibril FALL, a tenu une conférence de presse surprise, au cours de laquelle il s’en est violemment pris au Premier ministre Ousmane SONKO et à son gouvernement. Cette intervention intervient au lendemain de la déclaration du chef du gouvernement, dans un climat politique déjà sous haute tension.
Une absence au Conseil des ministres qui fait polémique
Le parlementaire a exprimé son indignation face à l’absence répétée du Premier ministre lors du Conseil des ministres, estimant que ce comportement constitue un précédent grave dans la pratique républicaine.
« Je ne comprends pas comment le Premier ministre dit ne pas pouvoir prendre part au Conseil des ministres et, au même moment, il reçoit la majorité parlementaire. Jamais un Premier ministre n’a eu autant de privilèges depuis l’accession du Sénégal à la souveraineté », a-t-il déclaré, visiblement agacé.
Allant plus loin, Pape Djibril FALL a évoqué une “maladie imaginaire”, insinuant que l’absence d’Ousmane SONKO ne serait qu’un prétexte politique.
« Attend-il la démission du Président Bassirou Diomaye FAYE, du président de l’Assemblée nationale, El Malick NDIAYE ? Que veut-il réellement ? », s’est-il interrogé.
Des accusations de mensonges économiques
Le député a également dénoncé ce qu’il considère comme des manipulations des chiffres par le gouvernement.
« Le gouvernement a lamentablement menti sur les chiffres, notamment les huit milliards de F CFA annoncés à Bakel », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que « Touba attend toujours les plus de deux milliards promis pour les victimes des inondations ».
Selon lui, la communication gouvernementale serait déconnectée des réalités vécues par les Sénégalais.
Chômage, précarité et “emplois politiques”
Pape Djibril FALL a dressé un tableau sombre de la situation de l’emploi, annonçant que « plus de 30 000 travailleurs ont perdu leurs emplois en un an et huit mois ».
Il cite notamment le cas des « 146 employés du Radisson-Diamniadio », laissés pour compte selon lui.
Le député a aussi critiqué la multiplication des “emplois politiques”, accusant le gouvernement d’avoir recruté « 46 chargés de mission pour les empêcher de râler ».
Taxes, opacité et scandales
L’ancien journaliste s’est par ailleurs insurgé contre les nouvelles taxes sur le Woyofal, jugées injustes pour les ménages modestes, et a demandé davantage de transparence dans la gestion de certains organismes publics.
« Il faut voir plus clair dans le scandale de l’ASER », a-t-il exigé, laissant entendre qu’il existerait des malversations dans la gestion de cette structure étatique.











![[ Vidéo] Hommage à Tijane Sylla : quand la pensée managériale africaine revendique sa souveraineté](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260419-193526-360x180.png)















































