La capitale sénégalaise accueille pour la deuxième fois la session de pilotage du programme AU-3S. Une rencontre stratégique qui réunit 21 pays africains pour renforcer la surveillance des médicaments et vaccins sur le continent.
C’est un rendez-vous continental crucial qui s’est ouvert ce lundi dans la capitale sénégalaise. La 7ᵉ session de pilotage du programme de surveillance intelligente de sécurité de l’Union africaine (AU-3S) a réuni, à l’initiative de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP), les représentants de 21 pays membres. Objectif : consolider les mécanismes de pharmacovigilance pour une meilleure sécurité des produits de santé en Afrique.
Pour la deuxième fois, Dakar se positionne en hôte stratégique de cette initiative panafricaine, dont l’ambition est claire : harmoniser la régulation pharmaceutique et renforcer la souveraineté sanitaire du continent.
« Le travail qui sera effectué à Dakar est très important. Nous allons mesurer la capacité des agences à traiter les médicaments et vaccins face aux maladies comme la polio et la Covid-19 », a déclaré Symerre Grey Johnson, directeur à l’Agence de développement de l’Union africaine.
Cette session met en lumière un pilier fondamental de la santé publique : la pharmacovigilance. Véritable outil de veille, elle permet de suivre l’usage des médicaments par les populations, d’identifier les effets secondaires et d’alerter sur d’éventuels risques sanitaires.
« Une fois le médicament commercialisé, il faut surveiller son impact réel chez les patients. Cela nous permet de faire des enquêtes, d’identifier des problèmes de qualité, de conservation ou de mauvaise utilisation », explique Dr Alioune Ibn Abitalib Diouf, directeur général de l’ARP.
Le Sénégal, qui a atteint le niveau de maturité 3 en matière de régulation pharmaceutique selon les standards de l’OMS, est cité en exemple. Le pays assure déjà des fonctions de pharmacovigilance avancées, et aspire à servir de modèle pour ses voisins africains.
« Le Sénégal peut inspirer les autres États à atteindre ce niveau de maturité ou à aller plus loin », ajoute Dr Diouf.
Initiée avec seulement cinq pays, l’AU-3S en compte désormais 21 sur les 55 que regroupe l’Union africaine. Un signe encourageant pour une Afrique qui veut prendre en main sa santé et réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de médicaments.
« Une Afrique unie autour de la pharmacovigilance facilitera l’industrialisation pharmaceutique. Il est temps de viser la souveraineté sanitaire », a conclu M. Johnson, appelant les pays encore en marge à rejoindre l’initiative.



















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