« AUTEUR DE L’ARTICLE : Ibrahima Diop »
Après les discours officiels, place aux explications techniques : un exercice auquel s’est livré le Mouvement National des Cadres de Pastef. Au centre des débats, le Plan de Redressement Économique et Social (PRES) présenté par le Premier ministre Ousmane Sonko.
Ce projet ambitieux vise à :
Remettre l’État au service du peuple,
Redonner confiance à l’économie nationale,
Garantir à chaque citoyen une part de justice et de dignité.
Un cadre stratégique articulé autour de Vision Sénégal 2050
Les cadres pastefiens ont justifié la démarche par l’adossement du PRES à Vision Sénégal 2050, une stratégie de long terme déclinée en trois composantes : un agenda, un master plan et un projet.
- L’agenda fixe les objectifs et les grandes orientations stratégiques. Il promeut un développement endogène, durable et ancré dans des territoires responsabilisés.
- Le Master Plan détaille les modalités de mise en œuvre sur une première période de dix ans, à travers 8 pôles territoriaux et 6 filières stratégiques.
- La SND (Stratégie Nationale de Développement), d’une durée de 5 ans, détermine le cadre d’intervention opérationnel.
Trois étapes pour transformer l’économie sénégalaise
Le PRES se décline en trois phases :
Le Plan de Redressement (2025–2028) : objectif principal, corriger les déséquilibres macroéconomiques.
Le Plan d’Impulsion (2026–2034) : développer les leviers d’amorçage de la transformation systémique.
Le Plan d’Accélération (2028–2050) : accélérer le développement des filières stratégiques et des pôles de croissance.
Un contexte économique critique
Le Sénégal affiche actuellement un déficit budgétaire de 14 % et une dette publique équivalente à 119 % du PIB, alors que les critères de convergence de l’UEMOA exigent un retour à l’orthodoxie budgétaire, avec un déficit maximum de 3 % et un taux d’endettement ne dépassant pas 70 %.
Face à cette situation, le pays envisage un redressement basé sur l’exploitation optimale des ressources domestiques, appuyé par un ensemble de réformes :
Révision du Code des investissements,
Modernisation du Code général des impôts,
Rationalisation des agences publiques,
Réforme de la commande publique, etc.
Le financement du PRES
Le Plan de Redressement sera financé à travers plusieurs leviers :
- Optimisation des dépenses publiques : 50 milliards FCFA
- Mobilisation des ressources domestiques : 2 111 milliards FCFA
Contribution du secteur numérique
Revenus fonciers
Réduction de la taille de l’État
Rationalisation des dépenses publiques
- Recyclage d’actifs : 1 091 milliards FCFA
Optimisation de la valorisation des ressources publiques
- Financement endogène hors endettement : 1 352 milliards FCFA
Appel public à l’épargne
Promotion du secteur bancaire national (BHS, LBA, BNDE, etc.)
Développement de la finance islamique (Sukuk)
Renégociation des contrats
Mise en œuvre du financement participatif












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