Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, composante de l’opposition à l’Assemblée nationale, a dressé un bilan jugé satisfaisant de sa participation à la session ordinaire unique qui s’est clôturée le 30 juin dernier. C’est à l’occasion d’une conférence de presse tenue au siège de l’Alliance pour la République (APR), que les députés du groupe ont présenté leur évaluation.
Prenant la parole au nom de ses collègues, Djimo Souaré, vice-président du groupe, a salué « l’attitude constructive et solidaire » de Takku Wallu Sénégal tout au long des travaux parlementaires. « Depuis l’installation de l’actuelle législature issue des élections du 17 novembre 2024, nous avons fait preuve de constance et de rigueur dans notre participation », a-t-il souligné.
Le groupe revendique une implication active dans l’ensemble des commissions techniques, plénières et groupes de travail initiés par le président de l’Assemblée, Malick Ndiaye. Il met également en avant son rôle de contre-pouvoir, à travers l’exercice du droit de question parlementaire et des initiatives de recours juridiques.
Parmi les faits marquants de cette session, Takku Wallu Sénégal se félicite notamment de l’invalidation – par le Conseil Constitutionnel – d’une proposition de loi sur l’interprétation de la loi d’amnistie, suite à un recours déposé en collaboration avec les députés non-inscrits.
Un autre recours en cours, cette fois-ci devant la Cour Suprême, vise à contester l’élection du bureau de l’Assemblée, en dénonçant un non-respect de la loi sur la parité.
Une dénonciation des dérives institutionnelles
Malgré ce bilan revendiqué comme positif, le groupe n’a pas caché ses profondes préoccupations face aux « nombreuses entorses aux règles parlementaires » observées durant la session. Les députés dénoncent notamment :
Une mainmise de l’exécutif sur les initiatives parlementaires,
La levée précipitée de l’immunité de certains élus de l’opposition,
Le blocage systématique des propositions de lois issues de leur groupe,
Et des violations répétées du règlement intérieur, particulièrement sur l’application de l’article 74, relatif à la prise de parole sur les questions préalables.
« Nous avons été témoins de manquements graves au fonctionnement démocratique de l’Assemblée », a insisté Djimo Souaré, avant d’inviter le président Malick Ndiaye à « se départir d’une stratégie de communication vouée à l’échec et à adopter une posture institutionnelle plus responsable ».



























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