
Dans un contexte régional de plus en plus tendu, Thierno Alassane Sall, député et chef de file de la République des valeurs, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’homme politique met en garde contre la progression des groupes jihadistes vers la frontière sénégalaise, pointant particulièrement la région de Kayes, identifiée comme un objectif stratégique du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) basé au Mali.
« La côte d’alerte est atteinte ! », prévient-il d’emblée.
Sall souligne que cette menace n’est pas nouvelle : depuis plusieurs mois, des experts en sécurité et des observateurs internationaux ont attiré l’attention sur l’expansion continue des groupes armés terroristes opérant dans le Sahel. Aujourd’hui, ces groupes sont aux portes du Sénégal, prêts à exploiter toute faille dans le tissu sécuritaire, social et politique.
Une société vulnérable, un État fragilisé
S’il reconnaît les efforts des forces de défense et de sécurité sénégalaises, qu’il estime « vigilantes depuis une décennie », Thierno Alassane Sall se dit néanmoins préoccupé par l’état général du pays.
Il décrit une société fragilisée par une pauvreté endémique, particulièrement dans les zones frontalières les plus exposées. Ces mêmes régions, déjà confrontées à l’infiltration de narco-groupes et de mafias opérant dans les faux billets, sont aujourd’hui des terrains fertiles pour la propagande jihadiste.
« La pirogue est trouée de toutes parts », avait déclaré le ministre des Finances. Le Premier ministre, lui, évoquait un pays au « quatrième sous-sol ». Autant d’images qui traduisent un sentiment de naufrage généralisé.
Un climat institutionnel délétère
Au-delà des vulnérabilités économiques et sociales, Thierno Alassane Sall s’inquiète d’un climat politique délétère qui affaiblit les institutions. Selon lui, certaines déclarations récentes de responsables politiques contribuent à discréditer la justice et les structures républicaines, offrant un terrain idéal aux discours anti-État.
Il n’hésite pas à critiquer le leader de l’opposition Ousmane Sonko, accusé d’aggraver la crise :
« En ces heures graves, il ne donne pas l’impression de penser à la Patrie mais à lui-même. »
Un appel à la responsabilité collective
Ce message d’alerte, lancé sur les réseaux sociaux mais au ton grave et réfléchi, vise à provoquer une prise de conscience nationale. Face à la menace jihadiste, Thierno Alassane Sall appelle à la cohésion, à la résilience, mais aussi à une refonte de la gouvernance politique et économique.
Car pour lui, la réponse ne peut être uniquement militaire : il faut renforcer la justice, lutter contre la pauvreté, reconstruire la confiance dans les institutions et protéger la souveraineté du pays sans sombrer dans la division.



















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