Le ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, Ibrahima Sy, a signé, ce mardi, la Lettre de Politique Sectorielle (LPS) pour la période 2025-2029 ainsi que le Compact-Santé 2, des instruments essentiels pour la mise en œuvre de la politique nationale de santé et d’action sociale. Cette initiative marque une étape clé dans la réalisation des objectifs sanitaires du pays pour les cinq prochaines années.

Lors de l’atelier de validation de ces deux documents, le ministre a souligné leur importance dans le cadre de l’Agenda national de transformation du Sénégal 2050, soulignant que la LPS est conçue pour orienter les actions des acteurs du secteur de la santé en matière de prévention, de proximité des services et de renforcement des capacités humaines et matérielles du système de santé. « À travers cette nouvelle orientation, nous affirmons notre volonté de passer d’une santé curative à une santé préventive, de rapprocher les services de santé des usagers, et de renforcer les compétences du personnel médical », a déclaré Ibrahima Sy.
Le ministre a également précisé que la mise en œuvre de cette politique nécessitera des ressources domestiques importantes, une coopération renforcée avec le secteur privé, ainsi que des contributions des partenaires au développement. Il a ajouté que ces efforts visent non seulement à améliorer la couverture sanitaire, mais aussi à renforcer le système de protection sociale du pays et à développer un capital humain de qualité.

Pour sa part, le Dr Jean-Marie Vianny Yaméogo, chef de file des partenaires techniques et financiers de la santé, a salué l’engagement du Sénégal à respecter ses objectifs internationaux en matière de santé. Il a insisté sur l’importance de la digitalisation du secteur de la santé, soulignant la nécessité d’adopter les nouvelles technologies pour un système de santé plus performant et accessible.
Gorgui Fall, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, a quant à lui salué la signature du Compact-Santé 2, précisant qu’il permet de garantir un alignement stratégique entre l’État et ses partenaires financiers, assurant une exécution efficace des actions planifiées.
Avec cette nouvelle étape, le Sénégal trace un chemin clair pour réformer son secteur de la santé en alignant ses priorités sur les besoins réels de sa population et les engagements internationaux du pays.