Dans une réaction virulente, Thierno Alassane Sall, député de l’opposition, a dénoncé le rejet de sa proposition de loi portant abrogation de la loi d’amnistie par le Bureau de l’Assemblée nationale. Selon lui, ce rejet est motivé par une logique de « banditisme d’État » de la part des députés de PASTEF.
Sall a exprimé son indignation après l’annonce de l’irrecevabilité de sa proposition, qui selon le Bureau, aurait des conséquences budgétaires. Il a dénoncé ce prétexte, affirmant que la justice ne devrait jamais être freinée par des considérations financières. Pour le député, le motif invoqué par le Bureau pour rejeter sa proposition est une manipulation politique destinée à protéger des responsables d’actes criminels commis entre 2021 et 2024, tout en occultant la possibilité de rendre justice.
Dans sa déclaration, Thierno Alassane Sall a également fustigé la violation de la procédure législative. Il a reproché au Président de l’Assemblée nationale d’avoir ignoré les règles en vigueur, empêchant ainsi sa proposition d’être examinée par les députés. De plus, il a précisé que sa proposition de loi était accompagnée d’une note détaillant que l’abrogation de l’amnistie n’aurait aucune incidence financière sur le budget de l’État, un argument qui semble avoir été ignoré par le Bureau de l’Assemblée.
Sall a dénoncé ce qu’il appelle l’absurdité de la situation, en comparant la décision à celle qui consisterait à invoquer une « irrecevabilité financière » pour abroger la peine de mort au prétexte que l’incarcération des condamnés coûterait plus cher que leur exécution.
Le député a conclu en affirmant que ce rejet montre clairement que le régime de PASTEF préfère la magouille et l’injustice à la vérité, tout en annonçant une conférence de presse prévue ce jeudi pour de nouvelles révélations sur ce dossier.