KAOLACK — La digitalisation de l’état civil franchit une nouvelle étape dans la région de Kaolack. En déplacement dans plusieurs collectivités territoriales du centre du pays, le directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC), Matar Ndao, s’est dit satisfait de l’état d’avancement de la quatrième phase du Plan national de remédiation de l’état civil, axée notamment sur la modernisation des outils, la formation des agents et l’activation de la plateforme « Sama État civil ».
À Nioro, Ndiédieng et Kaolack, le responsable de l’ANEC a pu constater l’implication des agents et officiers d’état civil dans le processus de transformation numérique du service. Cette tournée s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du Logiciel de gestion de l’état civil (LGEC).
« L’impression que j’ai eue aujourd’hui est bonne. Les agents et officiers d’état civil se sont beaucoup investis dans la capacitation qui leur est proposée », s’est réjoui Matar Ndao, soulignant que cette mobilisation traduit, selon lui, une adhésion réelle à la démarche engagée par l’ANEC pour harmoniser les pratiques et les outils au niveau national.
Des agents davantage outillés
L’étape de Kaolack, démarrée le 10 août, doit s’achever le 20 août prochain. Elle sera suivie d’opérations similaires dans les régions de Kaffrine puis de Tambacounda.
Le directeur général de l’ANEC a notamment salué le niveau de maîtrise des outils numériques affiché par plusieurs agents. Il a également relevé l’implication des maires, qui exercent les fonctions d’officiers principaux de l’état civil dans leurs communes.
Dans le département de Nioro, sept communes ont ainsi pris part, lundi, à une session de formation consacrée à l’utilisation du logiciel de gestion de l’état civil. La formation s’est tenue dans la salle de délibération de la mairie de Nioro.
Pour le maire Djime Momath Bâ, cette initiative répond à un besoin devenu incontournable. Compte tenu de la position stratégique de Nioro, la commune doit, selon lui, disposer d’un état civil à la fois moderne, fiable et sécurisé.

« Aujourd’hui, il est devenu nécessaire de digitaliser l’état civil. Cette digitalisation permettra non seulement de faciliter l’accès aux documents, mais également de renforcer leur sécurisation », a-t-il déclaré, invitant les agents à mettre rapidement en pratique les connaissances acquises.
« Aucun centre d’état civil ne sera laissé en rade »
La même dynamique est observée à Ndiédieng et dans la commune de Kaolack, où les officiers et agents d’état civil bénéficient également de sessions de renforcement de capacités sur le LGEC.
Le maire de Ndiédieng, Abdoul Aziz Mbodji, estime que la transformation numérique permettra de moderniser durablement le service, tout en renforçant la sécurité des actes et des données des populations. Elle devrait également faciliter l’accès aux prestations et accélérer la délivrance des documents administratifs.

Dans la région de Kaolack, quatre équipes de l’ANEC sont actuellement déployées dans le cadre de cette quatrième phase du Plan national de remédiation du LGEC et de l’activation de « Sama État civil ». Des équipements informatiques ont par ailleurs été remis aux centres dont les agents ont participé aux formations.
Matar Ndao a assuré que l’objectif reste de couvrir l’ensemble des centres concernés. « Aucun centre d’état civil ne sera laissé en rade », a-t-il affirmé, en référence à la remédiation du logiciel et au déploiement progressif de la plateforme « Sama État civil ».
471 centres déjà digitalisés
Au niveau national, les résultats communiqués par l’ANEC font état d’une progression significative de la digitalisation. 471 des 629 centres d’état civil du pays sont désormais digitalisés grâce au LGEC, soit un taux de 75 %.
Cette avancée reste toutefois confrontée à des contraintes budgétaires. Matar Ndao a notamment regretté l’absence, à ce jour, de notification du budget de l’ANEC au titre de l’exercice 2026. Selon lui, cette situation constitue un frein à l’accélération du processus de digitalisation.
Malgré cette contrainte, l’ANEC entend poursuivre le déploiement de ses équipes sur le terrain et renforcer les capacités des acteurs locaux. À travers le LGEC et « Sama État civil », l’ambition affichée est de construire progressivement un système d’état civil plus accessible, sécurisé, fiable et harmonisé, au bénéfice des populations.
La région de Kaolack apparaît ainsi comme l’un des nouveaux fronts de cette transformation, avec un double enjeu : rattraper les insuffisances du système existant et inscrire durablement l’état civil sénégalais dans l’ère du numérique.



























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