Beaucoup de néo-passionnés politiques confondent majorité électorale et majorité des sénégalais. Je signale que nous sommes environ 18 millions de sénégalais et que c’est environ 60% (taux de participation moyen optimiste) d’un peu plus du tiers (7 millions d’inscrits sur les listes électorales) des Sénégalais qui votent effectivement. C’est donc une partie de ces 60% des votants (environ 2 millions d’électeurs en hypothèse haute) que beaucoup de gens nomment pompeusement « la majorité des Sénégalais ». Cette prise de conscience doit pousser les politiques à avoir un certain rapport avec la modestie.
Notre démocratie gagnerait à inciter, mêmes les vainqueurs, (qui ne le sont, au demeurant, que de manière temporaires), à soumettre leurs prises de décisions au filtre d’un processus participatif et inclusif. C’est tout le mérite des différentes concertations qui encadraient la révision des règles qui régissent notre processus démocratique certes perfectible par des techniques d’amélioration continue.
Au demeurant, je souligne que ces articles peuvent effectivement être améliorés après concertations car ils doivent prendre en charge les changements apportés au code pénal par de nouvelles lois postérieures au code consensuel Kéba MBAYE de 1992. Dans ce même souci d’amélioration, on pourrait estimer qu’on laisserait dorénavant au Juge la liberté de décider du sort du futur candidat. Cela voudrait dire que l’on supprime certains articles du code électoral pour éviter que l’administration se substitue au juge pour cet importante décision.
J’y ajoute qu’une loi, en sus d’être le fruit de consultations inclusives, doit être non opportuniste et impersonnelle pour être démocratiquement acceptée de tous .
En réalité, la Démocratie qui demeure de nos jours le meilleur des systèmes de gouvernance à notre portée n’a jamais pu régler le problème de la représentation du peuple; ainsi, certaines décisions ne pourront jamais être valablement prises par des députés quelque soit le niveau majoritaire qu’ils représentent. Pour ces cas, il faut se référer au Peuple souverain par un Référendum qui constitue ainsi un rempart contre les dérives naturelles des tenant d’un pouvoir quelconque.
Dr Massirin SAVANÉ
Membre du SE AJ/PADS/A












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