La ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Maïmouna Dièye, a lancé à Podor le programme national de riposte à l’insécurité alimentaire. Financé par la Banque mondiale à travers le Fonds de solidarité nationale (FSD), ce dispositif vient en aide à des milliers de familles vulnérables frappées par les inondations et la crise alimentaire.
Podor, Sénégal – À la place Lamtooro Sidiki Sall de Podor, la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Maïmouna Dièye, a officiellement lancé, hier, le programme de réponse à l’insécurité alimentaire.
Ce programme, soutenu par la Banque mondiale via le Fonds de solidarité nationale (FSD), vise à soulager les familles les plus fragiles confrontées à une double crise : la flambée des prix et les effets dévastateurs des récentes inondations.
364,5 millions F CFA pour 2 700 ménages à Podor
Dans le département de Podor, 2 700 ménages vulnérables bénéficieront d’une enveloppe globale de 364,5 millions de francs CFA. Chaque famille recevra 135 000 F CFA, répartis sur trois mois, soit 45 000 F CFA par mois, afin de subvenir à leurs besoins essentiels.
« L’objectif est d’appuyer les ménages en situation de crise alimentaire et nutritionnelle, à travers des interventions multisectorielles et ciblées », a expliqué la ministre Maïmouna Dièye, soulignant que le programme repose sur un scoring objectif pour identifier les bénéficiaires les plus vulnérables.
Un appui national à près de 11 000 ménages
Le plan de riposte du FSD s’étend sur cinq départements : Podor, Matam, Bakel, Goudiry et Salémata, couvrant 10 000 ménages vulnérables.
À l’échelle nationale, le programme bénéficie d’un budget global de 1,474 milliard de F CFA, touchant 10 922 ménages, soit près de 100 000 personnes.
Des aides complémentaires pour les sinistrés
En parallèle, le Commissariat à la sécurité alimentaire a distribué 18 tonnes de riz et des kits alimentaires aux familles sinistrées.
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a, quant à lui, fourni 5 000 moustiquaires pour lutter contre le paludisme, particulièrement présent dans la région après les inondations. Une convention de partenariat a également été signée entre le FSD et les structures sanitaires locales afin d’améliorer la prise en charge des personnes vulnérables.
Des bénéficiaires soulagés
Pour de nombreux habitants de Podor, cette aide arrive « à point nommé ».
« Les inondations ont paralysé toutes les activités. Nos enfants ne vont plus à l’école et les paysans sont à l’arrêt. Nous remercions les autorités sénégalaises pour ce geste », confie Doully Djigo, venue de Guédé-Village.
De son côté, l’adjointe au maire de Podor, Fatou Talla, salue une « initiative forte qui renforce la résilience des populations riveraines face aux aléas climatiques ».
Un investissement dans le capital humain
Au-delà de l’urgence, la ministre Maïmouna Dièye a insisté sur la portée stratégique de ces transferts monétaires :
« Ce ne sont pas de simples allocations, mais un investissement dans le capital humain. Ils permettent aux familles de préserver leur dignité et d’assurer la santé, l’éducation et l’alimentation de leurs enfants », a-t-elle déclaré, sous les applaudissements des bénéficiaires.












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