À moins de sept mois de l’ouverture d’IMPAC6, le 6e Congrès international sur les aires marines protégées, le Sénégal veut passer à une nouvelle étape dans la préservation de ses écosystèmes marins. Réunis à Dakar, les acteurs du comité de pilotage international ont insisté sur la nécessité d’assurer un financement durable des Aires marines protégées (AMP) et de les intégrer pleinement aux politiques de développement.
À l’ouverture de la réunion, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Aliou Gori Diouf, a appelé à garantir « l’efficacité, la gouvernance, le financement durable et l’intégration des aires marines protégées dans les politiques de développement ».
Pour le ministre, la simple création d’AMP ne suffit plus face aux pressions croissantes exercées par le changement climatique, la pollution et l’érosion côtière. Il plaide désormais pour que ces espaces deviennent de véritables instruments de performance économique et écologique, au service d’un « océan vivant et productif » pour les générations futures.
Le financement constitue ainsi l’un des principaux défis. Le Sénégal entend promouvoir des modèles pérennes et diversifiés afin d’assurer la conservation marine sur le long terme. Les travaux du comité de pilotage portent notamment sur la stratégie de sponsoring, le budget consolidé et la grille tarifaire du congrès prévu du 22 au 27 mars 2027 à Dakar.
Un rendez-vous historique pour l’Afrique
Organisé pour la première fois sur le continent africain, IMPAC6 ambitionne de faire du Sénégal une plateforme de dialogue et d’innovation autour de la protection des océans. Une attention particulière sera accordée aux communautés locales, aux jeunes et aux chercheurs, ainsi qu’aux solutions développées en Afrique.
Le directeur du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (PRCM), Ahmed Senhoury, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner techniquement et financièrement les acteurs mobilisés.
De son côté, le coordonnateur de l’UICN au Sénégal, Youssou Diédhiou, a salué la collaboration entre l’État et l’organisation internationale pour la préparation de ce rendez-vous mondial.
Pour le gouvernement sénégalais, l’heure est désormais à « l’accélération et à l’exécution ». Chaque commission et chaque partenaire devra disposer d’une feuille de route claire afin de faire d’IMPAC6 un événement majeur pour la conservation marine, au Sénégal comme à l’échelle du continent.
























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