À travers de nouveaux accords signés avec plusieurs institutions de microfinance, la Banque islamique de développement (BID) renforce son engagement en faveur d’un modèle sénégalais de développement inclusif, misant sur la finance islamique pour stimuler l’économie réelle et ancrer la richesse dans les territoires.
Diamniadio – Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa politique de relance économique inclusive. Ce mardi, la Banque islamique de développement (BID) a formalisé des conventions de partenariat avec plusieurs institutions de microfinance (IMF) sénégalaises, en présence du ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione.
À cette occasion, le ministre a salué l’« accompagnement constant » de la BID, soulignant que ce renouvellement de confiance reflète une vision partagée du développement, fondée sur les principes de la finance islamique.
« Votre confiance renouvelée en notre pays et votre vision partagée du développement ouvrent une nouvelle ère prometteuse pour la finance islamique inclusive au Sénégal », a déclaré Alioune Dione lors de la cérémonie à Diamniadio.
Une étape structurante pour la microfinance nationale
Ces accords marquent un tournant important dans les relations entre le Sénégal et la BID, allant au-delà du financement, vers une transformation structurelle du tissu économique local. Le ministre a mis en lumière l’initiative des Coopératives productives solidaires (CPS) comme levier d’impact socio-économique : une chaîne vertueuse qui mobilise acteurs locaux, IMF et partenaires internationaux.
« L’enjeu est de financer, via les instruments de la finance islamique, des unités de production, de transformation et de commercialisation qui ancrent la richesse dans nos territoires et créent des emplois durables », a-t-il affirmé.
Les IMF appelées à jouer un rôle moteur
Alioune Dione a invité les institutions de microfinance à aller au-delà du rôle traditionnel de distributeurs de crédits, en s’engageant activement dans l’accompagnement technique, la structuration des filières, et la création de synergies territoriales.
Selon lui, ce modèle vise à renforcer la transformation économique locale, en ciblant en priorité les zones rurales, tout en intégrant davantage les jeunes et les femmes, encore trop souvent en marge des circuits classiques de financement.
Un avenir prometteur pour la finance islamique au Sénégal
Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie globale du Sénégal pour un développement durable, équitable et inclusif. Le ministre a exprimé sa confiance en la pérennité de l’engagement de la BID :
« Le climat de confiance renoué avec la BID ouvre de nouvelles perspectives pour une microfinance islamique inclusive, au service des territoires et des populations. »
La finance islamique, adossée aux principes d’éthique et de solidarité, se confirme ainsi comme un vecteur d’inclusion et d’ancrage territorial, à l’heure où le pays amorce un nouveau cycle de croissance.











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