Face à la propagation inquiétante de la fièvre de la vallée du Rift dans le nord du pays, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a lancé, ce vendredi, un appel fort à la mobilisation communautaire, lors d’une visite de terrain dans le département de Dagana, épicentre de l’épidémie.
« La réussite de la riposte dépend fortement de l’engagement des communautés. Il faut aller au-delà des simples spots de sensibilisation, en privilégiant l’écoute, le dialogue, tout en adaptant les messages aux réalités locales », a déclaré le ministre devant les acteurs locaux et les équipes sanitaires mobilisées.
Selon le dernier communiqué du ministère, 74 cas confirmés de fièvre de la vallée du Rift ont été recensés à la date du 9 octobre, principalement dans le district sanitaire de Richard-Toll, un foyer désormais sous haute surveillance.
Une réponse en trois axes
La stratégie de riposte repose sur trois piliers majeurs : prévention, communication et vaccination. Dans le cadre de la lutte anti-vectorielle, 25 000 moustiquaires imprégnées supplémentaires seront distribuées dans les zones à risque, en complément des interventions déjà en place.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de protéger le cheptel, considéré comme vecteur potentiel du virus. À cet effet, des équipes vétérinaires spécialisées en santé animale sont actuellement à pied d’œuvre dans les zones d’élevage concernées, pour surveiller et contrôler l’état de santé du bétail.
Vaccination ciblée et logistique adaptée
Concernant la vaccination, le ministère prévoit de cibler les populations les plus exposées, notamment les éleveurs et les riverains des zones humides. Une évaluation logistique est en cours pour identifier les besoins en ressources humaines, matériel médical et moyens de transport afin d’assurer une couverture optimale.
Mesures de prévention individuelles et dépistage
Outre les interventions sanitaires, le ministre a exhorté les populations à adopter des mesures de protection individuelles, notamment le port de vêtements longs, la protection des personnes vulnérables, ainsi que la participation aux campagnes de dépistage dans les foyers déjà identifiés.
Appel à une mobilisation collective et durable
M. Sy a tenu à saluer l’engagement des autorités locales, du personnel de santé et des partenaires techniques, tout en appelant à une mobilisation collective, coordonnée et durable pour freiner la progression de la maladie.
« La lutte contre cette épidémie ne peut être gagnée sans l’adhésion des communautés. Chacun a un rôle à jouer », a-t-il martelé.
Une zoonose sous surveillance
La fièvre de la vallée du Rift est une maladie virale zoonotique, transmise principalement par les moustiques. Elle touche aussi bien les êtres humains que les animaux, en particulier les ruminants. Si la majorité des cas humains présentent des formes bénignes, certaines complications peuvent s’avérer graves, voire mortelles.











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