
À Diarrère, l’ancien ministre Moïse Sarr est aux abois. Voulant s’octroyer la paternité d’un projet d’adduction d’eau dans cette commune du département de Fatick, il vient de se heurter au refus catégorique des jeunes du mouvement And Dekkal Yaakar de l’honorable députée Thérèse Faye Diouf. Ces derniers crient à la manipulation.
« Nous assistons, ces derniers temps, à une campagne de communication aussi bruyante que trompeuse menée par Monsieur Moïse Sarr. À coups de slogans publicitaires et d’inaugurations théâtrales, ce dernier tente de s’attribuer le mérite d’une prétendue “révolution hydraulique” dans notre commune, en se vantant de la réalisation d’une ou de deux bornes-fontaines. La décence politique et le respect que nous devons aux administrés de Diarrère exigent que la vérité soit rétablie face à ce qui s’apparente à une grossière manipulation populiste », dénonce le jeune Ibou Sémou Diouf.
Tentant de rétablir ce qu’il considère comme la vérité des faits, il poursuit :
« La vérité technique, contre l’illusion politique, est qu’une borne-fontaine n’est pas une source d’eau autonome. Elle n’est que le bout de la chaîne. M. Moïse Sarr oublie, ou feint d’oublier, de dire à la communauté qu’il n’a ni creusé les forages ni déployé le réseau structurant qui alimente aujourd’hui ses quelques robinets.
Rappelons les faits avec force et clarté : l’infrastructure lourde, le cœur battant du système hydraulique de Diarrère, à savoir les forages et le réseau d’adduction initial, est le fruit de la vision, du leadership et du travail acharné de notre mairesse, l’honorable députée Thérèse Faye Diouf. C’est sur ce socle solide et préexistant que repose aujourd’hui le réseau. Le mérite du réseau à Thérèse Faye Diouf, l’opportunisme à Moïse Sarr », explique-t-il avant de poursuivre sa diatribe :
« Se brancher sur un réseau déjà fonctionnel pour installer quelques bornes-fontaines et crier au miracle relève de l’opportunisme politique le plus flagrant.
Vouloir effacer le bilan matériel de Thérèse Faye Diouf pour s’approprier les lauriers d’un projet dont il n’a géré que les finitions est une insulte à l’intelligence des populations de Diarrère. On ne peut pas bâtir une légitimité politique en s’habillant avec les habits des autres.
Le populisme consiste à faire passer une simple maintenance ou une extension mineure pour une prouesse historique. Les populations de Diarrère ne sont pas dupes. Elles savent faire la différence entre les bâtisseurs de réseaux et les inaugurateurs de robinets. »
Moïse Sarr sommé de s’expliquer sur la comptabilité de son projet
Ces jeunes proches de l’ancienne ministre et actuelle députée à l’Assemblée nationale, Mme Thérèse Faye Diouf, craignent un montage de projet visant, selon eux, à « se faire du beurre » sur le dos des populations de la commune de Diarrère. Suffisant pour qu’ils s’interrogent sur son coût et, surtout, sur sa comptabilité :
« Aujourd’hui, l’on doit s’intéresser à l’opacité financière de son pseudo-projet, réalisé avec le concours de partenaires étrangers.
Au-delà de l’imposture technique, une question fondamentale de gouvernance se pose : d’où vient l’argent et comment est-il géré ? Cette pseudo-réalisation est en réalité financée par des partenaires étrangers. Or, ces fonds, sollicités et obtenus au nom des populations de Diarrère, semblent être gérés dans l’opacité la plus totale.
Où est la comptabilité ? Où est la transparence ? Les citoyens de Diarrère ont le droit de savoir comment est utilisé l’argent mobilisé en leur nom. Cette gestion nébuleuse mérite une attention et une vigilance particulières de la part de chaque administré, car le développement de notre commune ne peut se faire sur l’autel de combines financières informelles. »
Le syndrome du politicien saisonnier
Les jeunes du mouvement And Dekkal Yaakar de Mme Thérèse Faye Diouf ne comptent pas lâcher Moïse Sarr de sitôt. Ils l’assimilent à un politicien à la petite semaine, guettant l’approche de chaque échéance électorale pour s’agiter vainement :
« Cette agitation soudaine n’est d’ailleurs pas un hasard. Le constat est implacable : M. Moïse Sarr ne s’intéresse à la commune de Diarrère qu’à l’approche des échéances électorales. C’est un politicien saisonnier. À chaque veille de scrutin, il s’agite, multiplie les promesses et met en scène de prétendues prouesses. Puis, au lendemain de ses défaites cuisantes, il plie bagage, rebrousse chemin et déserte la commune, laissant les populations face à leurs réalités quotidiennes. »
Et ils avertissent :
« Diarrère n’est pas un terrain de jeu électoraliste et ses habitants ne sont pas des électeurs de circonstance.
Le populisme consiste à faire passer une simple maintenance ou une extension mineure pour une prouesse historique. Les populations de Diarrère ne sont pas dupes. Elles savent faire la différence entre les bâtisseurs de réseaux et les inaugurateurs de robinets ; elles savent distinguer les leaders constants des opportunistes du dimanche.
Sur ce, nous appelons les citoyens de notre localité à rester vigilants face à cette politique du spectacle. Le développement de Diarrère mérite de la hauteur, de la reconnaissance envers les réalisations de l’honorable députée Thérèse Faye Diouf et, surtout, une honnêteté intellectuelle sans faille. Le débat politique doit se faire sur la base de la vérité des faits, et non sur l’illusion des discours », tonnent-ils en guise de conclusion.
Ibrahima NGOM Damel

























![[ Vidéo] Kenya : émotion après le crash d’un hélicoptère touristique, 7 morts](http://directactu.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260822-055640-360x180.png)



![[ Vidéo] RDC: procès FRIVAO, 15 ans de travaux forcés requis contre Constant Kulumba](http://directactu.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260821-060647-360x180.png)



![[ Vidéo] reportage……..La Jamaïque entre tourisme et criminalité](http://directactu.net/wp-content/uploads/2026/08/Screenshot_20260819-120022-360x180.png)

























