Fin de cavale pour le célèbre créateur de contenus « Coach Mehdi ». Soupçonné d’agressions sexuelles et de viols sur de jeunes femmes, l’influenceur a été interpellé au Mali grâce à une collaboration active entre les forces de police des deux pays. Alors que son extradition vers Abidjan est annoncée comme imminente, le gouvernement ivoirien dénonce l’utilisation frauduleuse de l’influence numérique à des fins de manipulation et réclame une réponse judiciaire exemplaire face à des agissements qualifiés d’« abjects ».
L’onde de choc s’est propagée des réseaux sociaux jusqu’aux chancelleries d’Afrique de l’Ouest. Connu pour ses interventions régulières sur les plateaux de télévision où il disséquait la psychologie humaine et théorisait les relations hommes-femmes, l’influenceur ivoirien « Coach Mehdi » doit désormais faire face à la justice de son pays.
Le dossier a débuté en avril 2026 suite à une vague de témoignages accablants. Plusieurs jeunes femmes ont brisé le silence pour dénoncer des violences sexuelles et des abus de pouvoir. Selon les services du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, le mode opératoire présumé est particulièrement insidieux : l’homme aurait profité de sa forte notoriété numérique pour attirer et manipuler des victimes vulnérables avant d’abuser d’elles. Face à la gravité de ces accusations, le Ministère a fermement réagi, qualifiant les faits d’« abjects » et rappelant que ces actes constituent « une violation intolérable de la dignité, de l’intégrité physique et morale des femmes ».
Visé par plusieurs plaintes en Côte d’Ivoire, l’influenceur avait quitté le territoire national. C’est finalement grâce à une étroite coopération policière entre Bamako et Abidjan que le suspect a été localisé et mis aux arrêts au Mali. D’après des sources proches du dossier, son extradition vers la Côte d’Ivoire est attendue avant la fin de cette semaine pour qu’il soit remis aux autorités judiciaires compétentes. Le Procureur de la République a d’ores et déjà été saisi, et une plainte collective a été déposée au nom des victimes.
De son côté, l’accusé s’était fendu d’une déclaration publique au début du mois d’août 2026. Dans une vidéo diffusée sur ses canaux habituels, « Coach Mehdi » rejetait catégoriquement les accusations de viol portées contre lui. Tout en présentant ses excuses à sa famille, à sa fille et aux personnes affectées par le scandale, il avait déclaré s’en remettre à la justice : « Je remets cette situation dans les mains de Dieu et de la justice ivoirienne ».
Parallèlement à la procédure pénale, l’État ivoirien tente d’endiguer le traumatisme des victimes. Des équipes pluridisciplinaires du Programme national de lutte contre les violences basées sur le genre (PNLVBG) ont été mobilisées pour assurer un accueil, une écoute et un accompagnement juridique et psychologique dans la plus stricte confidentialité.
Alors que l’extradition se précise, les autorités ivoiriennes martèlent un message clair : en Côte d’Ivoire, nul n’est au-dessus des lois, et la justice se montrera d’une intransigeance absolue pour punir les abus de pouvoir commis sous couvert d’influence numérique.







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